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D’où vient ce besoin d’exploration dans la création et mes productions ?

Ce besoin vient de la nécessité d’explorer l’imaginaire, d’explorer les impressions non-verbales, du désir de décrypter l’inaccessible inconscient qui émerge des univers quotidiens…

L’envers des décors particuliers et conventionnels…

Les non-dits de l’invisible, la beauté de la nature…

Le langage mythique d’un univers au-delà du regard…

Inspirations des BD, des dessins de Claire Bretécher et de l’audace de Niki de St-Phalle. L’expression de ces femmes qui, encore aujourd’hui, restes marginales…

De ces poèmes chinois qui meublent mon imaginaire.

La nature, mais surtout l’imaginaire…

Un pas au–dessus du vide avec une angoisse permanente des médiums et des techniques.

Il très intéressant d’utiliser les encres chinoises, les Senneliers, les opaques et les transparentes qui font de belles superpositions. Utiliser les beaux papiers surtout les papiers aquarelles Senneliers à grain fin, torchon ou satiné Arches 300g/m2 -140 lbs 100% coton Fabriano 300g/m2 140 lbs 100% coton Cartiera Magnani 300g/m2 140 lbs 100% coton est très stimulant.

Les pinceaux avec des recharges sont aussi très utiles pour assurer une bonne autonomie et une production quelque soient les lieux choisis.

La technique n’a rien de fantastique…. Il s’agit de superposition de fines couches de couleurs, de petites touches parfois balayées par des gestes vastes et immenses quand on les compare aux gestes en joaillerie.

Parlons du verre-fusion qui fait suite à une période de recherche de pierres semi-précieuses si importantes en joaillerie. L’idée de les produire et d’inventer les rythmes de couleur donne une impression divine. Créer des verres pérennes qui sont aussi éternels que le verre puisse l’être. Cette lave produite dans les fours génère une nouvelle vitre avec ses reflets uniques.

J’utilise les verre bulleyes qui sont d’une belle luminosité et qui au refroidissement sont très résistants. Ces bouts de verre en fusion qui donnent des tableaux qui me font penser aux agates qu’on s’amusait à découvrir dès que la marée était baissante. Ce sont sans doute ces expériences de jeunesse au bord de la mer qui ont façonnées mon goût pour la lumière des cailloux.